La CGT du CHU de Montpellier avait interpellé le Maire de Montpellier également Président du Conseil de surveillance du CHU, sur les difficultés d’accès à nos établissements et sur les nombreuses incohérences qui persistent en matière de transports et de mobilités autour de l’hôpital.
Notre intervention portait notamment sur l’absence de station de tramway desservant directement La Colombière et Balmes II, alors même que la ligne 1 passe devant ce site accueillant des activités de psychiatrie et de gériatrie.
Nous avions également dénoncé l’insuffisance des stations Vélomagg’ à proximité des établissements du CHU. Comment encourager les agents à utiliser des mobilités alternatives à la voiture lorsque les infrastructures permettant de le faire ne sont tout simplement pas disponibles à proximité de leur lieu de travail ?
La Direction générale du CHU, qui était destinataire de notre courrier, nous a répondu et indique partager nos préoccupations. Elle confirme également que ces questions font l’objet d’échanges avec Montpellier Méditerranée Métropole et la TAM.
Pour autant, les problèmes restent posés et nécessitent maintenant des réponses concrètes.
STATIONNEMENT : LA CGT EST DÉJÀ INTERVENUE
La question du stationnement autour de Gui de Chauliac et Saint-Éloi est également au cœur de nos préoccupations.
La CGT s’est déjà fortement mobilisée et est intervenue à plusieurs reprises sur ce dossier afin que les personnels hospitaliers ne soient pas pénalisés financièrement pour venir travailler.
Ces démarches ont notamment permis d’obtenir une tolérance de stationnement gratuit pour les personnels hospitaliers jusqu’au 31 décembre 2026.
Cette mesure était nécessaire. Mais les difficultés de stationnement, elles, ne disparaîtront pas au 1er janvier 2027 !
C’est pourquoi la CGT demande désormais la prolongation de cette tolérance au-delà du 31 décembre 2026.
Avec des salaires qui décrochent et un pouvoir d’achat des agents de la Fonction publique hospitalière qui continue de se dégrader, il n’est pas acceptable d’ajouter une nouvelle dépense à celles et ceux qui n’ont parfois tout simplement pas d’autre possibilité que de prendre leur véhicule pour venir travailler.
Horaires de nuit, prises de poste tôt le matin, sorties tardives, week-ends et jours fériés : la réalité du travail hospitalier ne correspond pas toujours aux horaires et aux possibilités offertes par les transports collectifs.
LA CGT DEMANDE À ÊTRE REÇUE
Nous avons donc sollicité un rendez-vous avec le Maire de Montpellier, également Président du Conseil de surveillance du CHU, afin d’aborder globalement :
- la création d’une desserte adaptée de La Colombière et d’Antonin-Balmès II par le tramway ;
- l’installation de stations Vélomagg’ réellement accessibles à proximité des établissements du CHU ;
- la prolongation du stationnement gratuit pour les personnels autour de Gui de Chauliac et Saint-Éloi au-delà du 31 décembre 2026.
La CGT souhaite privilégier le dialogue et la recherche de solutions avec la Ville, la Métropole, la TAM et le CHU.
Ces questions ne sont pas accessoires. Passer davantage de temps dans les transports, chercher chaque jour une place pour se garer ou devoir payer pour pouvoir venir travailler ont des conséquences très concrètes sur les conditions de travail et le pouvoir d’achat des hospitaliers.
Nous attendons donc désormais qu’une rencontre puisse être organisée rapidement afin que les revendications et les difficultés rencontrées par les personnels soient entendues.
LE DIALOGUE D’ABORD… MAIS DES RÉPONSES SONT ATTENDUES !
La CGT souhaite que ces dossiers puissent avancer par la concertation. Nous faisons donc le choix, dans un premier temps, de solliciter une rencontre et de mettre sur la table des propositions concrètes.
Mais nous ne laisserons pas ces problèmes s’installer durablement sans réponse. Si le dialogue ne devait pas s’ouvrir ou si aucune perspective sérieuse n’était apportée aux personnels, la CGT prendra ses responsabilités et proposera aux agents de se mobiliser pour faire entendre leurs revendications.
Se rendre à son travail ne doit pas devenir une difficulté supplémentaire dans le quotidien des hospitaliers.
La CGT du CHU de Montpellier