MOBILISATION DU 15 SEPTEMBRE : À LA PRÉFECTURE, NOUS AVONS PORTÉ LA VOIX DES HOSPITALIERS !

Ce mardi 15 septembre, à l’appel de la Fédération CGT Santé et Action Sociale, plusieurs centaines de manifestants étaient rassemblés devant la Préfecture pour dénoncer le manque de moyens accordés à l’hôpital public. Au CHU de Montpellier, près de 9 % de grévistes ont été recensés.


Une délégation régionale CGT a été reçue en Préfecture. Nous y avons porté auprès des représentants de l’État et du Directeur de l’ARS de l’Hérault les revendications des personnels du CHU : salaires, primes, effectifs, conditions de travail, stationnement, transports, sécurité, chaleur, pénibilité et financement de notre système de santé.

DES INÉGALITÉS DE RÉMUNÉRATION INACCEPTABLES
Nous avons dénoncé les incohérences concernant certaines primes catégorielles.

  • Les agents du pool des urgences de Lapeyronie, les sages-femmes des urgences gynécologiques et obstétricales ou encore les personnels de SOS Main interviennent dans des secteurs d’urgence sans bénéficier des primes correspondantes.
  • Même constat pour la prime Grand Âge, versée aux aides-soignants mais pas aux infirmières exerçant à leurs côtés. Une infirmière nouvellement diplômée peut ainsi percevoir une rémunération inférieure à celle d’une aide-soignante bénéficiant de cette prime.

À contraintes et pénibilité identiques doivent correspondre des droits identiques !

STATIONNEMENT ET TRANSPORTS : NOUS NE PAIERONS PAS POUR TRAVAILLER !
Malgré l’absence du Maire de Montpellier et président du conseil de surveillance du CHU (pourtant sollicité), nous avons à nouveau porté la question du stationnement à Gui-de-Chauliac et Saint-Éloi, dont la gratuité doit prendre fin au 31 décembre 2026.
Les hospitaliers travaillent de jour comme de nuit, les week-ends et jours fériés : ils ne peuvent être considérés comme de simples usagers de la Métropole.
Nous avons également rappelé l’absence de stations Vélomagg à proximité de certains sites et l’insuffisance de la desserte en tramway, notamment à La Colombière et Balmès II.
Le syndicat CGT du CHU a récemment sollicité le maire par courrier sur ce sujet.

LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS N’EST PAS NÉGOCIABLE
La CGT a interpellé les représentants de l’État sur les agressions subies par les personnels et la nécessaire protection des agents qui déposent plainte, notamment en psychiatrie et aux urgences.
Nous avons également abordé les conditions de prise en charge de certains patients détenus et les transports de détenus effectués par des personnels hospitaliers, sans escorte policière ni dispositif de circulation prioritaire.

MALADE EN 12 HEURES… MAIS DÉCOMPTÉ EN 7 H 12 !
Nous avons dénoncé le maintien dans la charte GTT 2026 du décompte en 7H12, d’une journée de maladie pour les agents travaillant habituellement en 12 heures.
Soit un différentiel de -4H48 sur le solde annuel par journée de maladie ! La CGT continue de contester cette discrimination liée à la maladie.

CANICULE : CELA FAIT DIX ANS QUE NOUS ALERTONS !
Cet été encore, la situation a parfois atteint l’absurde, avec des usagers qui faisaient suivre leur climatisation mobile ou qui en louaient une pour leur séjour.
Le CHU a engagé des efforts avec l’achat de climatiseurs mobiles, mais il faut désormais une véritable politique d’adaptation : locaux adaptés, protections contre la chaleur et tenues professionnelles adaptées.

« LA DETTE PUBLIQUE » : L’ARGUMENT QU’ON NOUS OPPOSE ENCORE…
Lorsque le Directeur de cabinet de la Préfète a évoqué la dette publique, nous avons rappelé quelques réalités : la commission d’enquête du Sénat a évalué à au moins 211 milliards d’euros par an les aides publiques aux entreprises, intégrant subventions, dépenses fiscales et allègements de cotisations sociales. Plus grave encore : l’État ne dispose pas d’un suivi exhaustif permettant de savoir précisément qui bénéficie de quoi et avec quels résultats.

Alors avant d’expliquer aux hospitaliers que les caisses sont vides, commençons par regarder où va l’argent public !!!

L’ÉTAT EMPLOYEUR PAIE DES HOSPITALIERS… SOUS LE SMIC !
Nous avons également dénoncé le scandale des bas salaires dans la Fonction publique hospitalière.
Certains traitements indiciaires étant désormais inférieurs au SMIC, l’État doit verser une indemnité différentielle pour simplement atteindre le salaire minimum.
Et plutôt que de revaloriser les grilles, cette indemnité n’entre pas dans le traitement indiciaire servant au calcul de la pension CNRACL.

Pour la CGT, la réponse passe par la revalorisation du point d’indice, des grilles et la reconnaissance des qualifications !

L’HÔPITAL PUBLIC A BESOIN DE MOYENS, PAS DE DISCOURS !

Nous avons enfin rappelé nos revendications nationales : des effectifs statutaires en nombre suffisant, la reconnaissance de la pénibilité, l’égalité salariale femmes-hommes, l’augmentation des salaires et des pensions, un financement de la Sécurité sociale à la hauteur des besoins et un ONDAM porté à 10 %. Car derrière les chiffres, il y a des équipes épuisées, des conditions de travail dégradées et des patients qui en subissent les conséquences.

Le Directeur de l’ARS et le Directeur de cabinet de la Préfète ont pris des notes. Beaucoup de notes. Nous jugerons maintenant sur les suites qui leur seront données.

Les hospitaliers n’ont pas besoin qu’on leur explique pourquoi il faudrait encore faire des économies. 


Ils ont besoin de salaires dignes, d’effectifs, de reconnaissance et de conditions de travail à la hauteur de leur engagement quotidien.

C’EST DANS CE SENS QUE LA CGT APPELLE A LA MOBILISATION NATIONALE INTERSYNDICALEINTER FONCTION PUBLIQUE DU 29 SEPTEMBRE.

POUR L’AUGMENTATION DES SALAIRES DES FONCTIONNAIRES

MANISFESTATION A MONTPELLIER
14H DEPART PLACE ALBERT 1er

CGT CHU DE MONTPELLIER
Présents, combatifs, au service des personnels et de l’hôpital public.

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