La CGT dénonce fermement une dérive inadmissible : de plus en plus d’établissements publics choisissent délibérément de ne pas payer leurs cotisations retraite à la CNRACL.
En 2024, ce sont 500 millions d’euros – un demi-milliard – qui n’ont pas été reversés, alors même que la caisse affiche un déficit de 3,5 milliards.
La Fonction publique hospitalière concentre 73 % des employeurs défaillants et 96 % des sommes dues. Depuis 2017, ces impayés explosent, avec une nouvelle flambée de +16 % en 2024. Ces manquements ne tombent pas du ciel : ils sont la conséquence directe d’un PLFSS et d’un ONDAM insuffisants, et d’un ministère des Finances qui organise la fragilisation de la Sécurité sociale.
Pire : un employeur condamné a obtenu un échelonnement de dette… sur près de 100 ans ! Un signal catastrophique, qui pourrait encourager d’autres directions à cesser de verser les cotisations dues.
Le silence complice de l’État et des ARS face à ces pratiques est irresponsable.
La CGT rappelle que les cotisations retraites – salariales et employeurs – font partie intégrante de notre salaire socialisé. Ce salaire différé finance nos retraites, mais aussi les prestations maladie, AT-MP, maternité, chômage. Ne pas le payer, c’est confisquer une partie du salaire des agents.
Nous refusons que celles et ceux qui font tourner l’hôpital, le médico-social et les collectivités voient leurs droits fondamentaux piétinés.
L’État employeur a un devoir d’exemplarité. Les cotisations doivent être payées, intégralement, immédiatement.
« La CGT exige le versement immédiat des contributions dues à la CNRACL.
Nous exigeons le paiement de notre salaire différé. »